16.01.2012

BIO-LOLOGIQUE ?

Curieuse de nature, j’aime fureter dans les rayons des magasins bio. Depuis les débuts du Bio, que d’évolution !

 L’époque où le consommateur de produits bio devait se nourrir de pain, de confiture, de miel,  de pâtes complètes, d’huile d’olive et de fromage de chèvre les jours de grands arrivages est révolue. Mais il y a une vingtaine d’années, nous avions une vraie démarche artisanale, locale, les clients devaient y mettre le prix car les coûts de production et la rareté  des produits faisait monter les enchères.

Je suis contente de voir le marché exploser, les consommateurs sont de plus en plus nombreux et les prix commencent à être abordables. Mais toute médaille à son revers. Le marché commence à être infiltré par des produits qui malgré leur logo AB n’ont plus grand-chose à voir avec une démarche éco responsable. Bio, peut être ; mais plus logique.

 Aah, les grandes surfaces me direz vous et leur goût du profit …

.Pas si évident  quand on voit certaines grandes enseignes de la distribution faire des choix de circuits de circuit courts , s’engager auprés de producteurs locaux et faire du sur emballage leur cheval de bataille . Certes, on peut tester les goûts et les saveurs, et dire que certains yaourts bios des grandes surfaces contiennent plus de sucre que de fruits, tout n’est pas rose au pays du marketing.

Mais je suis d’avantage choquée quand j’entre dans le monde spécialisé des magasins bio qui devraient être les garants de la logique écologique. Et surprise , on y trouve des marques affichant leur  volonté de faire croire à une production française par un nom jouant l’ambiguïté, comme certains revendeurs de plantes médicinales  « de France »ou Provenance N . qui vendent du romarin dans des petits sachets jaunes et verts qui fleurent bon la garrigue .

Mais à y regarder de plus près, l’origan vient du Pérou  ,les sigles indiquent une production CEE ou NON , le laurier peut venir de Lituanie … Toutes ces plantes cultivables chez nous transitent , font des voyages bien polluants  parce que leur production coûtent moins cher à l’étranger …. Certains produits affichent le logo Commerce Equitable … Au moins leur vente aide des gens de bonne volonté, mais comme dit un ami agriculteur bio, à quand le logo Commerce Equitable Lorrain ??

Rayon des céréales et des légumineuses, nouvelle grimace devant les haricots blancs chinois et le sarrasin canadien. Franchement , même si les chinois ont de grandes qualités , une médecine naturelle millénaire , il faut tout de même beaucoup de confiance pour se dire qu’à l’heure des contrefaçons ,  les contrôles sont effectués correctement .Et à quoi servent nos mogettes , nos « cocos » de Paimpol ?

Joli et vaste pays le Canada, mais au pays de la galette de blé noir ne peut on pas  nous produire un peu de sarrasin bio ? Ce n’est pas pour ce qu’on en mange en France, la production  ne demande pas de l’intensif, et les Bretons qui sont très proches de leur environnement seraient sans doute heureux de voir cette production bio remplacer quelques cochons ..

Et la taxe carbone dans tout cela ??

J’ai beaucoup de mal à comprendre aussi les plats bio emballés dans du plastique et à réchauffer au micro ondes, les compotes dans leur emballage plastifiés individuels avec tétine en plastique pour la récréation de nos enfants ; Etions nous si mal nourris avec notre tartine de pain et son carré de chocolat, ou une belle pomme rouge dans la poche ? Croquer c’est plus logique que téter quand on a des dents, non ?

 Et la compote, on la fait soi même  ou sans complexe, parce que tout le monde n’a pas le temps ou l’envie de cuisiner, on l’achète en pot familial économique et on la partage au dessert. .

Faire changer les choses, c’est encore possible grâce à un force que nous négligeons : le boycott. Les producteurs sont obligés de se remettre en cause quand le produit reste dans le rayon..

Acheter  devient un art,  le vrai sens du pouvoir d’achat. Parlons en à nos enfants, ils en feront un jeu. En cette période de préparatifs, pensons plaisir et pourquoi pas proximité.

 Marie  

 

05.11.2011

ECHAPPER AUX VIRUS d'AUTOMNE... LES CONSEILS DE MARIE

les amis de l’automne

 

Voici revenues les bourrasques, les feuilles d’automne en tourbillons, les premiers frissons, il est temps de ressortir nos belles écharpes et de nous chouchouter avec de bons petits plats mitonnés avec des légumes bio de saison.

Mais voici revenus aussi quelques indésirables virus ou bactéries, qui profitant de nos défenses immunitaires parfois un peu affaiblies par la rentrée prennent le dessus.

A moins de rester confiné chez soi, difficile de ne pas sentir cerné en voyant  les nez rougis et  en entendant les quintes de toux dans le lieux publics. Et pas question de se priver de sorties si bonnes pour le moral.

C’est donc le moment de penser à nos alliés santé : la propolis ,l’échinacéa purpuréa, l’extrait de pépins de pamplemousse et l’huile essentielle de ravintsara, cinnamum camphora de son petit nom latin, à ne pas confondre avec ravensare.

 

La propolis est une résine produite par les abeilles dont elles enduisent la ruche pour la protéger des virus, des champignons et des bactéries. Ses propriétés permettent d’enrayer un rhume qui démarre ou de se protéger dans un espace contaminé. On peut la prendre sous forme de gouttes par voie interne, ou tout simplement avoir un spray dans la poche à vaporiser dans la gorge chaque fois que le besoin s’en fait sentir. Elle peut être associée ou non à des huiles essentielles qui complètent son action.  Pure et dans sa version  sans alcool, elle peut être  donnée aux enfants à partir de trois ans. Il peut être très pratique d’avoir dans sa poche simplement quelques pastilles à la propolis aromatisées à l’eucalyptus  à sucer de temps en temps à titre préventif.

L’échinacéa purpuréa est une belle plante qui stimule nos défenses naturelles. Il est donc possible de la prendre à petite dose à titre préventif en cure de trois semaines. Sa version plus concentrée fera merveille quand les premiers symptômes sont déjà là et soulagera rapidement en évitant des complications. Attention toutefois, c’est une plante tonique à ne pas prendre en fin de journée.

 

L’extrait de pépins de pamplemousse, merveilleux désinfectant, nous aide à lutter contre virus, bactéries et champignons. Le préférer avec de la glycérine végétale biologique, tant qu’à bien faire. Son principe : un taux exceptionnel en bioflavonoïdes. Son atout, il est actif sur tout l’organisme, même sur les candidoses digestives, qui sont aussi source d’affaiblissement de l’immunité. Simplement il convient de démarrer sa prise par quelques gouttes, par exemple trois gouttes deux fois par jour, pour aller ensuite progressivement vers des dosages plus importants, jusqu’à quinze gouttes trois fois par jour, pour observer les réactions de l’organisme qui peut réagir trop fort à ce « nettoyage ».

 

Et pour voyager en bus, prendre le métro, aller dans  tous ces endroits où l’on met vraiment tout en commun, se préparer une petite fiole d’huile d’amande douce avec dix pour cent d’huile essentielle de ravineau  et se masser les poignets, éventuellement la plante des pieds pour s’offrir un petit bouclier supplémentaire.

 

Passez un bon mois de novembre et si malgré toutes ses précautions vous vous retrouvez avec un bon rhume, n’oubliez pas ce que nous disaient nos médecins de famille quand nous étions enfants : une rhume avec des médicaments, c’est cinq jours, avec des plantes, c’est cinq jours, avec rien, c’est cinq jours …. Peut être aviez vous vraiment besoin de quelques jours au chaud pour prendre le temps de regarder quelques bons films…   

UNE NOUVELLE RUBRIQUE DANS LE BLOG CAP 21 : LA RUBRIQUE DE MARIE - NATUROPATHE

AU PAYS DES MERVEILLES ?? 

Je viens de relire Alice au Pays des Merveilles. « Mange moi », « bois moi », gâteau et sirop magique… Cela m’a fait penser à quelques unes de nos petites habitudes en matière de santé.

Certes nous n’espérons pas passer dans un trou de souris, mais ne cherchons nous pas toujours un peu la pilule magique  qui fait dormir, la plante miracle qui fait maigrir, le thérapeute qui en une visite ou par simple imposition des mains va nous guérir de nos douleurs et la fée clochette qui fera disparaître nos problèmes ?

Est on toujours prêts à entendre que notre  kebab frites de midi a peut être plus d’impact sur notre estomac que les aléas de la crise financière, ou que pour soulager notre dos , faire des abdominaux est plus utile que la gélule de bambou ?

Médecins généralistes ou thérapeutes de médecines alternatives retrouvent les mêmes patients ..impatients dans leur salle d’attente.

Mais à qui la faute ? Certes, nous avons tous une responsabilité face à nos choix, mais l’époque est trouble. La surinformation nous transforme en girouettes. Les médicaments deviennent suspects, l’alimentation est séductrice mais les scandales explosent. A grand renfort de publicité, les laboratoires vantent les méritent de leurs produits naturels. On peut acheter des plantes pour calmer les rhumatismes dans les rayons du supermarché ou aller faire les soldes de paracétamol …

Et bien sûr, cela ne donne pas tous les résultats attendus, car le mal être engendre une fragilité qui rend vulnérable aux vendeurs de rêves.

Comment retrouvez un minimum de bon sens et de précaution dans l’automédication, qui croire, à qui faire confiance ?  

Se dire et savoir que rien de bien durable ne se fait sans efforts, que nous sommes des êtres complexes et complets en liens avec notre environnement. Ne pas oublier que remède naturel ne veut pas dire sans effets indésirables. Eviter les mélanges, la surabondance de produits de soin et toujours demander conseil à son médecin ou à un spécialiste en phytothérapie diplômé d’une école reconnue qui pourra vous avertir du danger de certaines interactions.

 Par exemple, si la levure de riz rouge a fait ses preuve pour le réduction du mauvais cholestérol, arrêter son médicament sans en parler à son médecin est un non sens, la prendre en plus de son médicament serait une grave erreur et l’associer à des fluidifiants sanguins, une catastrophe.

Manger sainement bien sûr, ça aide, savoir se faire plaisir aussi  bien sûr.

 Manger bio ? C’est mieux, mais pas n’importe quoi, pas à n’importe quel prix et bio, ne veut pas toujours dire écologique, diététique …

C’est pour cela que je vous propose de mettre mes vingt cinq années d’expérience à votre service et par le biais de mes petits courriers ,vous donnez des idées simples à mettre en pratiques , des trucs pour consommer bio …logique  et aborder des sujets qui plaisent ou qui fâchent.  N’hésitez pas à me communiquer  vos attentes

                                                                  À bientôt

                                                                      Marie