15.11.2011
EPR DE Flamanville : ARTICLE DE CAP21 NATIONAL
| EPR de Flamanville : Il faut arrêter les frais d’une aventure industrielle hasardeuse | |
| CAP21 parti écologiste fondé par l’ancienne ministre de l’environnement Corinne Lepage, députée européenne et candidate à l’élection présidentielle a depuis longtemps placé le débat du nucléaire sur le terrain industriel et économique et considéré l’aventure de l’EPR comme hasardeuse au vu des aléas du chantier finlandais. Malheureusement, la France s’est obstinée à vouloir lancer la construction d’un EPR à Flamanville. Nous ne pouvons que constater malheureusement les multiples déboires du chantier : accidents graves, malfaçons sur les bétons conduisant à reporter l’échéance de mise en service (2016) et à doubler le coût du projet passant ainsi de 3 milliards à 6 milliards, surcoût qu’il faudra bien répercuter sur les consommateurs. Et EDF vient finalement de reconnaître que le réacteur EPR ne serait peut-être pas promis à d’importants développements devant le coût et la complexité de sa construction comme vient de le révéler un article de la Tribune daté du 13 novembre (« En pleine polémique sur Flamanville, EDF se prépare à abandonner l'EPR »). Pour Eric Delhaye, président de CAP21, « la responsabilité, si difficile soit-elle, oblige à en tirer les conséquences et à mettre un terme à la construction du réacteur de Flamanville pour éviter de continuer à alourdir la facture et engager la France dans la voie de la transition énergétique en s’appuyant sur une politique ambitieuse d’économie et d’efficacité énergétique et de développement d’un mix d’énergies renouvelables (biomasse, solaire, éolien, géothermie, énergies hydrauliques, etc). A l’heure de la maîtrise des dépenses dans un contexte économique difficile, c’est une mesure de bon sens qui s’impose à nous et qui ne devrait pas être une ligne de fracture idéologique et politicienne. » |
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20.11.2010
Réduire les quotas de pêche pour sauver des emplois
Le stock de thon rouge a chuté de 85% depuis les années 70. Depuis mercredi, la Commission Internationale pour la Conservation des Thonidés (CICTA) de l'Atlantique est réunie à Paris pour une dizaine de jours pour définir les quota de pêche du thon rouge.
Pour assurer la sauvegarde de l'espèce, de nombreuses ONG réclament un réduction des quotas de pêche. Cette position n'est pas partagée par la totalité des participants de la Cicta, notamment par l'UE27 qui, très divisée, a mandat de négocier un quota de 13 500 tonnes. Selon les scientifiques, un quota de 13 500 tonnes par an permettrait de parvenir en 2022 à un niveau de rendement durable des stocks de thon rouge, avec une probabilité de l'ordre de 60%.
Pour assurer une probabilité de 77%, il faudrait réduire le quota à 11500 tonnes maximum. La Commissaire européenne de la pêche, Maria Damanak, soutenue par l'Allemagne et le Royaume-Uni, prône une réduction des quotas à 6000 tonnes.
La France est doublement attendue à cette grande réunion internationale : elle fait partie des dix pays épinglés par la CICTA pour non-respect des quotas de pêche et elle refuse (cf arbitrage de François Fillon ) de baisser les quotas à 6000 T comme le propose la Commissaire européenne à la pêche.
Le WWF, Greenpeace, Oceana, Pew environnement ont alerté la presse sur ce sujet et Cap 21 s'associe à leur cri d'alarme.
Pour Cap21, la France se doit de respecter l'accord qu'elle vient de signer à Nagoya et au moins d'accepter que la pêche soit interdite dans les zones de frai des poissons. Pour la biodiversité, comme pour le climat, comme pour ici les thons, les scientifiques ne peuvent prendre les décisions politiques à la place des politiques, qui par contre, se doivent de respecter le principe de précaution et leur signature des Conventions internationales.
Cap21 en appelle à la responsabilité des 48 délégations en leur rappelant l'histoire récente et dramatique de la pêche à la morue : quand la pêche à la morue s'est arrêtée à Saint Pierre et Miquelon, il était trop tard, les stocks ne se sont jamais reconstitués et 30.000 emplois ont disparu entre Terre neuve et Saint Pierre.
Il est important de tirer les leçons des erreurs passées et de bien comprendre que le thon rouge est menacé de disparition et que sans lui, de nombreux écosystèmes océaniques pourraient s'effondrer.
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09.11.2010
Le miel Borloo (marque déposée)
La satisfaction manifestée par Jean Louis Borloo au regard du succès du grenelle au point d’en faire un argument de vente pour sa candidature à Matignon laisse plus que rêveur… Il me fait penser au miel que l’on donne en même temps qu’un purgatif. Il le fait « passer » mais à la fin il ne reste que la purge.
Certes, le grenelle dans sa conception a été un remarquable succès. Mais la réalité est toute autre.
Tout d’abord, à supposer que l’immense usine à gaz que constituent les 2 lois Grenelle soit l’instrument de mesure du succès, le rapport d’évaluation qui vient d’être rendu public et réalisé par des « défenseurs du grenelle » (puisque responsables de groupes de travail) n’est pas si brillant. Il en va d’autant plus qu’il retient dans les engagements réalisés (18%) l’augmentation rapide des filières éoliennes et solaires. Les professionnels apprécieront.
Ensuite, parce qu’il ne s‘agit pas seulement de pondre des centaines de textes dont certains concernent des sujets très mineurs ou ne changent quasiment rien au droit car ils ne sont pas normatifs. Il s’agit de savoir ce qui change réellement. Or, en dehors du bâtiment , rien n’a réellement changé sur les points majeurs : la faiblesse des ENr et des politiques d’efficacité énergétique pour cause de tout-nucléaire, (nous sommes toujours à 13% d’ENr alors que nos engagements communautaires prévoyaient 20% en 2010) la volonté de continuer à favoriser la route, le camion et la construction automobile au détriment du rail, notamment le fret, la pollution de l’air et notamment des particules fines pour laquelle une action vient d’être engagée contre la France par l’union européenne, la fiscalité verte parmi les plus minables d’Europe etc….l’expertise ne s’est guère améliorée quoiqu’on doive noter un net progrès de l’ANSES par rapport à l’AFFSA et il n’est question ni des lanceurs d’alerte ni d’une vraie responsabilité des sociétés mères pour leurs filiales que j’avais proposé dans un rapport mis au placard dès qu’il est sorti.
En définitive, c’est sans doute l’affaire du conseil économique, social et environnemental qui illustre le mieux l’opération d’enfumage à laquelle nous assistons.
La transformation du vieux CES pour en faire un véritable outil de démocratie participative avait été suggéré par Robert Lion comme par moi-même. Le Grenelle a limité ses ambitions à la nomination de représentants du monde environnemental par 33 membres, les 15 « personnalités qualifiées » choisies par le Premier ministre, ainsi que 4 représentants des usagers de la nature (chasseur et pêcheurs) et 14 représentants des ONG environnementales (France Nature Environnement, la Fondation Nicolas Hulot, la Ligue pour la protection des oiseaux, les Amis de la Terre, la Ligue ROC, le Réseau action climat et Surfrider Foundation Europe). On observera que Greenpeace France et WWF France ont été exclues. Mais, le comble est dans le choix des 15 PQ dont 4 ont une compétence (très majoritaire de surcroît) en matière d’environnement. Si on exclut les représentants de Suez et Veolia, qui ont une compétence mais devraient siéger dans un autre collège, les autres n’ont aucune compétence, voire se sont manifestés contre l’environnement et bénéficient d’un renvoi d’ascenseur pour une raison ou pour une autre.
Autrement dit, tout change pour que rien ne change.
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26.08.2010
Notre maison brûle et nous regardons ailleurs ...
Notre maison brûle et nous regardons ailleurs ...
... c'est la phrase qu'a prononcé Jacques Chirac à l'ouverture du 3ème sommet de la Terre à Johannesbourg en 2002. Cette prise de conscience, un peu tardive pour l'ex-président de la république, aura permis tout de même la taxation des billets d'avion pour financer l'aide au développement. Une goute d'eau dans un océan de mondialisation.
Cette phrase pourtant, résume assez bien la hiérarchie des priorités qui devrait être la nôtre. Que représentent nos querelles de clocher ? notre débat gauche/pas gauche/anti/pas pour ... face à l'avenir de nos enfants ?
Comme un compte à rebours qui nous rappelle à nos responsabilités, la Terre a encore fait parler d'elle lors des terribles innondations au Pakistan, ou encore, mais ça passe presque inaperçu, en empoisonnant massivement au Bangladesh, et peut-être mais cela reste à confirmer lors d'un nouveau scandale sanitaire ici en France.
Avons nous le droit de nous perdre dans des chamailleries de querelles d'égos, ou avons nous le devoir de réussir à construire un monde viable pour les générations futures ?
Si chacun met de l'eau dans son vin, si la raison l'emporte sur les passions, si nous prenons le temps qu'il faudra pour expliquer, débattre, démêler les nœuds d'incompréhensions qui nous divisent, arrondissons les angles et mettons de côté notre volonté d'avoir "plus raison que l'autre".
Alors nous pourrons regarder nos enfants droit dans les yeux en leur disant : "ta vie est plus importante que la mienne".
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08.07.2010
Pics d'ozone en Lorraine : une pollution de saison
L'été, saison des fortes chaleurs,... et des pics de pollution. Ce climat propice à la stagnation des polluants dans l'air que nous respirons, surtout quand il est couplé avec un faible vent, est souvent sous-estimé.
Le réseau Atmolor nous alerte sur le fait qu'à plusieurs reprises nous avons franchis ces derniers jours un premier seuil d'alerte concernant notamment l'ozone. Le dépassement de ce seuil est censé déclencher une campagne d'information visant à inciter les gens à polluer moins et à adopter certaines consignes de sécurité. Mais nos autorités étant allergiques aux mauvaises nouvelles, elles n'ont que très peu relayé cette information ... et les consignes de sécurité qui vont avec.
Il faut dire que contrairement à la campagne contre la grippe qui a généré d'importants achats de masques, gels désinfectants et autres poubelles avec couvercle... Une campagne contre les effets des pics d'ozone nous inciterais à nous déplacer moins, consommer moins d'essence, utiliser moins de solvants, fumer moins, fréquenter moins les salles de sport et les lieux touristiques. Autant dire que ce genre de précautions ne sont pas compatibles avec la politique d'hyperconsommation actuelle.
Reste qu'un grand nombre de personnes souffrent de migraines, de saignement de nez, de problèmes respiratoires sans en connaitre l'origine réelle. Une consultation régulière du taux d'ozone et des divers autres polluants permet parfois d'établir des corrélations, l'ozone étant un facteur aggravant dans certains cas.
La prévention doit rester le maitre-mot, profitons de ce climat pour ressortir notre vieux vélo ou nos chaussures de randonnées, et laissons pour une fois la voiture au garage. Ce superbe temps en vaut bien la peine.
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04.07.2010
L'Ecologie Politique, vue par CAP21
L'Homme est un animal politique.
Disait Aristote.
Cela nécessite une petite explication de texte :
Homme : avec une majuscule au sens d'être Humain, les femmes sont bien sûr concernées au même titre que les hommes (a fortiori quand la parité est respectée !)
Animal : au sens biologique du terme, l'être Humain est un animal, métazoaire de l'embranchement des vertébrés, de la classe des mammifères, de la famille des primates. Si cette réalité est parfois contestée par les religions monothéistes, elle était pour Aristote une évidence qui ne portait en rien préjudice au genre humain, bien au contraire. Le terme « animal » ne doit donc pas être pris dans un sens péjoratif, il s'agit uniquement de comparer l'Homme avec les autres membre du règne auquel il appartient pour mettre en évidence sa particularité. (on est des animaux mais on est pas des bêtes quand même!)
Politique : du grec politikè (« science des affaires de la Cité »). Étymologiquement, la politique est donc synonyme d'organisation de la Cité. La Cité visée est celle de l'Antiquité grecque, aujourd'hui appelée Cité-État, le concept est transposable a nos structures territoriales modernes, communes, régions, états, Europe.
Voilà donc selon Aristote ce qui différencierait l'Homme des Bêtes, nous serions les seuls animaux à être capables de politique, les seuls à se soucier de la façon d'organiser la cité. Tandis que chez les Bêtes, le troupeau, la tanière ou la fourmilière ... s'organiseraient à l'insu des individus qui les composent.
L'écologie politique, à la lumière de cette explication devient un concept évident, bien au delà d'une science environnementaliste appliquée, l'écologie politique consiste à remettre l'Homme, cet « animal politique » dans son écosystème en redonnant à la politique son sens originel de gestion de la Cité. 
Lutter contre les dérives, contre la politique People, contre la politique show-bizz, contre le carriérisme, contre l'affairisme, contre la corruption, contre le clientélisme, font naturellement partie de l'Ecologie Politique. Redonner son rôle de gestion de la cité à la politique pour redonner du sens à l'humanité. Et c'est à ce titre que la Démocratie, par l'intermédiaire de la Citoyenneté, par l'Action et la Participation de tous, est l'alliée indispensable de l'Ecologie Politique.
Voilà pourquoi à mon sens, Citoyenneté-Action-Participation pour le XXIème siècle (CAP21), est au cœur de l'Ecologie Politique.
Julien Perrin
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30.06.2010
Hambrégie : Une centrale au gaz balaye l’effort écologique des français
Plus personne sur notre Terre ne construit de centrale thermique au gaz, et pour cause, plus personne ?
Si ! une tribu d'irréductibles gaulois a décidé qu'Hambrégie, une hyper-structure capable de transformer des tonnes de gaz naturel en gaz à effet de serre verrait le jour sur le sol français, en Moselle.
On connait bien l'impact économique de ce genre de projet, pour une petite vingtaine d'emplois crées, on va en contrepartie verser des sommes colossales d'argent public (nos impôts) et on va signer des contrats pour être enchainés aux prix du gaz soumis au bon vouloir de pays comme l'Ukraine ou la Russie, au mieux à la Norvège. Si le problème se limitait à une équation :
Centrale gaz = 20 emplois - coûts - argent public - indépendance énergétique + bénéfices pour l'entreprise privée qui l'exploite
Ce serait déjà un choix calamiteux de la part de nos pouvoirs publics !
Mais l'équation ne s'arête pas là. Si l'on considère les efforts consentis par les français pour réduire leur impact écologique face à la crise environnementale et pour satisfaire au mieux au Grenelle de l'Environnement. Nous avons cherché à savoir ce qu'un projet comme la centrale thermique au gaz d'Hambrégie en Moselle allait impacter sur le bilan écologique des français.
René Momper, dans son blog Le Macroscope met en équation en détail la masse colossale d'efforts qui vont être ruinés :
Et on pourrait ainsi continuer les comparaisons.
14 centrales de ce type ne remplaceront pas de centrales au charbon, un vrai désastre.
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